Abordage aérien

Un abordage aérien est une collision entre deux avions en vol. S’il est rare, c’est le type d’accident aérien le plus grave car il entraîne le plus souvent la destruction des deux appareils. Depuis le début des années 1990, la généralisation du dispositif d’évitement de collisions TCAS (« Traffic and Collision Avoidance System ») a permis de réduire considérablement les risques d’abordage.
Ce système embarqué à bord des avions communique automatiquement la position de l’appareil aux autres appareils évoluant à proximité et indique aux pilotes s’il convient de monter ou de descendre. En cas de désaccord entre les ordres émanant du TCAS et du contrôle aérien au sol, les pilotes doivent suivre ceux du TCAS.

Accéléromètre de vol

Un accéléromètre de vol est un instrument qui permet de mesurer l’accélération d’un avion suivant un axe précis, que ce soit d’avant en arrière, de gauche à droite ou de bas en haut.
A partir des données fournies par l’accéléromètre, des calculs permettent de connaître la vitesse du mouvement selon cet axe et la distance parcourue. Associés à plusieurs gyroscopes ou gyrolasers, trois accéléromètres (un pour chaque axe) fournissent ainsi à chaque instant la position de l’avion : c’est le principe fondamental des centrales à inertie qui sont à la base du guidage automatique des avions modernes.

ACI (Airport Council International)

Le « Conseil International des Aéroports » (CIA) ou « Airport Council International » (ACI) est une organisation qui fédère les aéroports du monde entier dans un souci de coopération rendue nécessaire par l’accroissement permanent du trafic aérien.

Ses missions relèvent aussi bien de la qualité des services aéroportuaires, de la sécurité, de la sûreté que des préoccupations environnementales. Fondé en 1991, l’ACI réunit aujourd’hui 1 679 aéroports situés dans 177 pays différents.
En 2007, ces aéroports ont accueilli 4,8 milliards de passagers et 88,6 millions de tonnes de fret pour 76,4 millions de mouvements d’appareils.

C’est également l’ACI qui fournit le classement des différents aéroports en terme de fréquentation : en 2007, on trouve toujours aux premières places Atlanta Hartsfield et Chicago O’Hare.

Le premier aéroport européen, Londres Heathrow, se situe à la troisième place. Roissy-Charles de Gaulle a gagné une place en se hissant au 6ème rang mondial.

ADAC (avions à décollage et atterrissage courts)

« ADAC » est un acronyme qui signifie « Avion à Décollage et Atterrissage Courts ».

Ces appareils sont conçus pour pouvoir décoller et atterrir sur des distances n’excédant pas 300 mètres. Pour cela, ils possèdent un excellent rapport poids/puissance et sont dotés d’ailes de grande surface leur conférant une portance très élevée. L’augmentation de la portance permet ainsi à un ADAC de décoller et d’atterrir à une vitesse moindre qu’un appareil ordinaire, et par conséquent sur une distance plus courte.

Parmi les différents modèles d’ADAC, citons le Dornier Do-27(1956) et le Breguet Br- 941S. L’appellation anglaise pour ce type d’appareils est STOL : « Short Take-Off and Landing ».

Aérodrome

Au sens le plus strict, un aérodrome est un terrain aménagé pour le décollage et l’atterrissage des avions.
Autrement dit, un aéroport est avant tout un aérodrome. Dans l’usage, on réserve cependant cette appellation aux terrains de taille modeste.

Les « aérodromes contrôlés » disposent de leurs propres instances de contrôle aérien regroupées dans la tour de contrôle.
Les « aérodromes non contrôlés » sont livrés au seul contrôle des pilotes ou bénéficient des informations d’un agent AFIS (« Aerodrome Flight Information Service »). Tous les aérodromes du monde sont identifiés par un code de 4 lettres émanant de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). Le nombre d’aérodromes publics et privés au monde est d’environ 50 000.

Aérodrome de dégagement

Le terme « aérodrome de dégagement » désigne un terrain d’aviation sur lequel un avion peut atterrir si l’aérodrome de destination n’est pas utilisable, en particulier en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Le nom de cet aérodrome doit figurer sur le plan de vol que le pilote remet aux services du contrôle aérien avant son décollage. Il doit être également prévu un « aérodrome de dégagement au décollage » qui sera utilisé si l’avion connaît des problèmes au début de son vol et qu’il ne peut regagner son aérodrome de départ.

Ces aérodromes de dégagement doivent évidemment être compatibles en terme de sécurité avec le type d’avion concerné.