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LA DERNIÈRE TEMPÊTEImprimer

Auteur : PIERRE CHENAL

Année de publication : 1976

Editeur : Flammarion

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22 juillet 1971, extrême sud de l’Argentine: une tempête de neige, d’une violence inouïe, fait rage sur une très vaste étendue de la Patagonie, couvrant toute la Terre de Feu, et se déployant vers le nord, jusqu’à la hauteur de Trelew.

A onze heures du matin, un petit avion bimoteur décolle de Rio Gallegos, cap au nord. Peu de temps après, l’appareil – du fait même de cette tempête – perd tout contact radio avec le réseau aéronautique argentin. Il perd également toute possibilité d’orientation radioélectrique, et continue son vol dans ces conditions, sans aucune visibilité et sans aucun repère de navigation.

Au bout d’une heure de voyage dans cet enfer, un moteur s’arrête, par suite du givrage. Tous les aéroports, dans un rayon de mille kilomètres, sont rigoureusement fermés à toute opération.

Pour n’importe quel équipage, se trouver dans une telle situation signifie simplement la mort. Il en est ainsi pour les deux pilotes et seuls occupants de la machine. Pendant trois mille six cents secondes, chacune lourde comme une éternité, ils luttent, tour à tour avec désespoir, avec froideur, avec acharnement parfois, et, par instants, avec de très faibles lueurs d’espoir bien vite éteintes. Pendant trois mille six cents secondes, ils vivent littéralement cette mort qu’ils ont redoutée pendant des années, et dont ils sentent maintenant la présence à l’intérieur même de leur habitacle.

On verra par quelle suite de circonstances étranges, et de manœuvres extrêmement délicates et audacieuses, ils réussissent à lui échapper.

Cette expérience extraordinaire est absolument authentique.