Balisage
D’une manière générale, le balisage est la signalisation au moyen de balises d’une route à suivre ou de dangers à éviter. En matière d’aéronautique, ces balises sont de deux natures différentes : visuelles ou radio.
Visuelles, elles se distinguent entre celles assurant le balisage diurne et le balisage nocturne. Une piste d’atterrissage est matérialisée par une ligne blanche discontinue en son centre et par des lumières blanches alors qu’un taxiway est identifié par une ligne jaune continue et des lumières bleues.
Les balises radio pour leur part permettent la navigation lors d’un vol aux instruments (vol IFR) en émettant des signaux radio à partir desquels un aéronef détermine sa position. Elles sont également les dispositifs principaux des aides à l’atterrissage telles que l’ILS (« Instrument Landing System »).
Balisage lumineux de zone de poser
Le balisage lumineux de zone de poser ou « TouchDown Zone Lightning » (TDZL) signale la « zone de poser » (TDZ) de la piste d’un aéroport, c’est-à-dire la partie sur laquelle l’atterrissage peut avoir lieu, le reste de la piste étant destiné au freinage.
Ce balisage est assuré au moyen de barres formées de trois feux, disposées tous les 30 mètres de chaque côté de l’axe de la piste, lui-même balisé par des lumières blanches tous les 15 mètres. Le balisage lumineux de zone de poser n’est visible que pour les avions arrivant dans la direction définie pour l’atterrissage.
Balise non directionnelle (NDB)
Une balise non directionnelle ou « Non-Directional Beacon » (NDB) est un émetteur radioélectrique qui diffuse son signal dans toutes les directions. En navigation aérienne, ce signal est capté à bord de l’aéronef au moyen du radiocompas.
Sur le cadran de cet instrument, une aiguille indique l’angle appelé gisement qui existe entre la trajectoire de l’avion et la balise émettrice. La position des balises étant indiquée sur les cartes de navigation, la connaissance du gisement permet au pilote de connaître la position de son appareil.
Malgré la concurrence du VOR (« VHF Omnidirectional Range ») et du GPS (« Global Positioning System ») qui constituent des systèmes plus précis, les NDB demeurent très utilisées. Leur principal avantage est leur portée largement supérieure à celle des émetteurs VOR. Elles présentent l’inconvénient majeur d’être perturbées par les reliefs et par les conditions atmosphériques.
Balise radio
Une balise radio est un émetteur radioélectrique dont la fonction est d’indiquer un itinéraire à suivre, de signaler un danger ou de permettre la localisation d’une personne ou d’un objet qui en est équipé. En aéronautique, on distingue trois types de balise radio.
Les balises directionnelles émettent leur signal dans une seule direction et indiquent une orientation précise.
Ce sont par exemple les balises utilisées pour indiquer l’axe de la piste dans un système d’atterrissage aux instruments (ILS pour «Instrument Landing System »).
Les balises non directionnelles ou NDB (« Non-Directional Beacon ») diffusent dans toutes les directions et permettent au pilote de déterminer sa position par rapport à elles.
Enfin, les balises de détresse se déclenchent automatiquement en cas d’accident et facilitent la localisation de l’appareil par les services de secours.
Ballon à gaz
Un ballon à gaz est un aérostat dont l’enveloppe est gonflée d’un gaz plus léger que l’air, les plus employés étant l’hydrogène et l’hélium. Dès lors, il se maintient dans les airs sous le seul effet de la poussée d’Archimède.
Le pilote fait varier l’altitude de son ballon en jetant du lest pour monter ou en lâchant du gaz pour descendre. Il existe aussi de nombreux ballons non habités à usage scientifique qui sont conçus pour atteindre une altitude donnée.
Le premier vol en ballon a été réalisé en 1783 par Jacques Charles et Nicolas Robert.
Le premier tour du monde sans escale est l’œuvre de Bertrand Piccard et de Brian Jones en 1999 : 40 813 km en 20 jours de vol à bord du Breitling Orbiter.
En solitaire, c’est Steve Fossett qui l’a accompli pour la première fois en 2002 à bord du Spirit of Freedom.
Ballon dirigeable
A la différence des ballons à gaz et des montgolfières, un dirigeable est un aérostat muni de moteurs et de gouvernes le rendant pleinement manœuvrable. Le premier vol d’un dirigeable a eu lieu en 1852 à bord d’un engin conçu et piloté par Henry Giffard.
Il s’agissait d’un dirigeable souple, la forme de son enveloppe étant maintenue par la pression du gaz.
En 1900, Ferdinand von Zeppelin faisait évoluer ces appareils en les dotant d’une structure rigide. Leur taille pouvait alors augmenter et les Zeppelin utilisés pendant la Première Guerre mondiale dépassaient 200 mètres de longueur.
Après-guerre, ces dimensions leur ont permis d’être les premiers appareils à traverser l’Atlantique en embarquant une centaine de passagers mais leur histoire allait s’interrompre en 1937 avec l’accident du Hindenburg s’enflammant lors de son atterrissage.
Ces engins présentant des atouts en particulier en terme de respect de l’environnement, de nouveaux projets sont aujourd’hui à l’étude.
