IATA
Fondée en 1945 à La Havane, l’IATA (International Air Transport Association) est une association commerciale qui regroupe aujourd’hui 265 compagnies aériennes à travers le monde.
Agissant parallèlement à l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale), elle a pour but d’optimiser le développement du transport aérien, que ce soit en terme de sécurité, de coûts ou d’harmonisation des normes et des règlements internationaux.
Ce sont ainsi les codes IATA attribués aux aéroports et aux compagnies aériennes qui sont utilisés dans le monde entier.
Identification d’un aéronef
L’identification d’un aéronef se fait au moyen de son indicatif ou « call sign ».
Pour les avions civils, celui-ci est généralement composé de 5 lettres ou chiffres, le premier ou les deux premiers indiquant le pays d’immatriculation de l’appareil tel que défini par l’OACI : F pour France, HB pour la Suisse, 6V pour le Sénégal, etc. L’indicatif des Etats-Unis étant « N », le « call sign » y est fréquemment appelé « N-number ».
Cet indicatif doit être inscrit sur les ailes de l’appareil. C’est lui qui est utilisé pour les communications entre l’aéronef et les services de contrôle aérien.
IFR (Instrument Flight Rules)
Les IFR (« Instrument Flight Rules ») ou « règles de vol aux instruments » sont un ensemble de règlements et de procédures qui doivent être respectés lors d’un vol aux instruments ou vol IFR.
Elles définissent en particulier les divers équipements dont doit être muni l’avion (instruments de bord, équipements de radionavigation), les altitudes minimales de vol, les protocoles de communication avec les services de contrôle aérien ainsi que les modalités à suivre lorsqu’un pilote désire passer du vol aux instruments au vol à vue quand les conditions météorologiques le permettent.
ILS (Instrument Landing System)
L’ILS (Instrument Landing System) ou « système d’atterrissage aux instruments » est un système de radionavigation qui permet l’atterrissage d’un avion d’une manière automatique. Il est utilisé en particulier lorsque les conditions de visibilité sont médiocres.
Ce système est constitué d’émetteurs situés au sol et d’un récepteur situé à bord de l’avion. Les signaux émis à partir du sol renseignent l’appareil sur sa position par rapport à l’axe de la piste appelé « localizer » et par rapport à l’axe vertical de descente, le « glide path ». Ces indications sont matérialisées à bord de l’avion par deux aiguilles, l’une verticale (localizer) et l’autre horizontale (glide) qui donnent l’écart de l’appareil par rapport à ces deux axes.
Doté d’une très grande précision, l’ILS demeure le système standard d’approche défini par l’OACI.
Impact d’oiseau
Les oiseaux représentent un réel danger pour les avions. On enregistre chaque année 700 collisions avions/oiseaux.
Si la plupart n’engendrent que des dégâts mineurs, un rapport de la DGAC montre que depuis 1960 les oiseaux ont provoqué dans le monde la perte de 79 avions civils et la mort de 210 personnes.
L’impact d’un oiseau peut gravement endommager les fenêtres de la cabine, les hélices, les ailes et la queue de l’appareil. D’autre part, un oiseau peut être ingéré par les réacteurs de l’avion et provoquer l’arrêt de celui-ci, voire le feu ou même l’éclatement du réacteur.
Si divers procédés d’effarouchement (diffusion de cris de volatiles, fusées crépitantes, laser…) permettent d’écarter les oiseaux du bord des pistes de décollage et d’atterrissage, la protection en vol est plus complexe.
Les avions doivent donc respecter des normes de plus en plus sévères de résistance à l’impact ou à l’ingestion de volatiles.
Incendie de forêt (restrictions temporaires de vol)
Les zones de l’espace aérien surplombant une région où sévit un incendie de forêt font souvent l’objet de restrictions ou d’interdictions temporaires de vol en étant déclarées « Zones Interdites Temporaires » (ZIT) ou « Zones Réglementées Temporaires » par les autorités compétentes (préfet, services du contrôle aérien…).
La raison en est double : d’une part, les fumées dégagées par l’incendie peuvent altérer la visibilité d’une façon considérable ; d’autre part, il convient de laisser cet espace libre à l’intense circulation des aéronefs de la Sécurité Civile dont la mission est d’éteindre l’incendie.
Les pilotes sont informés de ces restrictions par l’intermédiaire d’un NOTAM (« Notice To Air Men »), message d’information diffusé par le Service de l’Information Aéronautique.
