Imprimer Partager

Tableau de bord

Le tableau de bord d’un avion souvent appelé « planche de bord » regroupe tous les instruments dont le pilote peut avoir besoin pour assurer le pilotage et la navigation de son appareil.

A bord des avions de ligne, cette partie du cockpit a énormément évolué depuis une trentaine d’années avec l’apparition des écrans EFIS (« Electronic Flight Instruments System ») permettant l’affichage des données sur des écrans à tubes cathodiques puis à cristaux liquides.

C’est ainsi que le tableau de bord, formé d’une centaine de cadrans encombrés d’aiguilles et de repères d’un appareil tel que le Boeing 707, a cédé la place à la planche de bord tout écran de l’Airbus A320.

Tableau supérieur

Le tableau ou panneau supérieur (« overhead pannel ») complète le tableau de bord d’un avion.

Disposé à l’oblique au-dessus du pare-brise ou installé au plafond du cockpit, il comporte de nombreux interrupteurs et voyants lumineux. Il regroupe principalement les fonctions concernant la gestion du carburant, de l’électricité et des systèmes hydrauliques ainsi que les commandes gouvernant la pressurisation et la climatisation de l’appareil.

Dans les avions de ligne, c’est généralement sur le panneau supérieur que se trouve l’interrupteur commandant l’allumage en cabine passagers de la mention « Fasten seat belt », « Attachez vos ceintures ».

Tachymètre

Formé à partir du grec « takhus », « rapide », un tachymètre est un appareil indiquant en continu la vitesse de rotation d’une machine.

Sur un avion, il s’agit donc de l’instrument de bord qui permet au pilote de savoir à quel régime tourne l’organe de propulsion de son appareil.

Dans le cas d’un avion à hélice entraînée par un moteur à pistons ou par un turbopropulseur, ce régime est indiqué en nombre de tours par minute (tr/mn). Sur un avion à réaction, il est indiqué en pourcentage du régime nominal du réacteur.

Tangage

L’axe de tangage est l’axe imaginaire qui traverse l’avion dans le sens de la largeur. La rotation autour de cet axe est appelé le tangage. Il a pour conséquence de cabrer l’avion ou de le faire piquer, entraînant ainsi sa montée ou sa descente.

Le pilote agit sur le tangage grâce au manche à balai en y appliquant un mouvement vers l’avant ou vers l’arrière. On parle d’un mouvement en profondeur. Cette action détermine la position des gouvernes de profondeur situées sur l’empennage horizontal.

Dans le cas d’un avion à aile delta ou gothique dépourvu d’empennage horizontal comme le Rafale ou le Concorde, le tangage est obtenu par l’action sur les élevons implantés à l’extrémité du bord de fuite des ailes.

Tarmac

« Tarmac » est un mot issu de « tar » qui signifie « goudron » en anglais et de « macadam » qui vient du nom de l’inventeur de ce revêtement, l’écossais John Loudon McAdam (1756-1836).

En aéronautique, le tarmac désigne l’ensemble des zones d’un aéroport consacrées au stationnement et au roulement des avions. Il comprend donc les parkings et les voies de circulation ou taxiways mais n’inclut pas les pistes de décollage et d’atterrissage.

Dans les grands aéroports, le tarmac est un lieu de circulation intense où se côtoient avions, camions-citernes, camions d’approvisionnement en nourriture, chariots apportant les bagages, autobus amenant les voyageurs, tracteurs remorquant les appareils jusqu’aux aires de stationnement, etc.

Taux d’acceptation de piste

Le taux d’acceptation de piste définit le nombre d’appareils qu’une piste ou un aéroport est capable d’accueillir à un moment déterminé, que ce soit au décollage ou à l’atterrissage.

Il tient compte de l’état des pistes et des conditions météo. L’accroissement du trafic dans les grands aéroports oblige à améliorer constamment le taux d’acceptation des pistes tout en privilégiant la sécurité des appareils, des équipages et des passagers.

L’amélioration de l’équipement des avions et des moyens du contrôle aérien permettent aujourd’hui à un aéroport tel que Paris-Roissy-Charles de Gaulle de faire décoller ou atterrir un appareil toutes les minutes et demie.