Imprimer Partager

Habitacle

Si le mot « habitacle » désigne dans une voiture l’ensemble du volume intérieur destiné au conducteur et aux passagers, il est réservé dans un avion à la partie occupée par l’équipage de vol ou « Personnel Navigant Technique » (PNT).

En aviation, l’habitacle est donc synonyme de « cockpit » ou de « poste de pilotage ». C’est dans cet espace que sont disposés tous les instruments et commandes nécessaires au pilotage et à la navigation.
Les habitacles des avions de ligne ont beaucoup évolué. Alors qu’ils abritaient autrefois 5 personnes – pilote, copilote, mécanicien navigant, navigateur, radio -, ils n’accueillent plus aujourd’hui que 2 pilotes, à l’exception de certains Boeing 747 Cargo qui nécessitent encore un mécanicien.
Cette diminution du nombre de membres d’équipage a entraîné la réduction de leur superficie mais, dans le même temps, de nombreuses évolutions ont permis de leur conférer une excellente ergonomie, assurant aux pilotes un confort sans rapport avec celui d’autrefois.

Hauban

Dans le sens le plus général, un hauban est un câble servant à consolider une structure. Si les haubans ont aujourd’hui complètement disparu de la construction aéronautique, ils ont pourtant été indispensables au début de l’histoire de l’aviation. Leur rôle principal était alors d’assurer la solidité des ailes et en particulier de renforcer la voilure des biplans ou des triplans. On peut également faire remarquer que « hauban » fait partie de la multitude de mots communs aux domaines aéronautique et maritime : navigation, cap, hublot, gouvernail, compas, dérive, commandant de bord…

Haute contribution

Dans le langage des compagnies aériennes, le terme de « classes à haute contribution » désigne la première classe et la classe affaires. Les passagers prêts à s’acquitter d’un tarif élevé voyagent alors dans des conditions luxueuses : accueil personnalisé à l’aéroport, vastes sièges se transformant en véritable lits, équipements technologiques ultramodernes, restauration haut de gamme… Bien qu’elle ne concerne qu’un nombre restreint de passagers, la haute contribution représente ces dernières années environ 50% du chiffre d’affaires des grandes compagnies européennes, British Airways, Lufthansa et Air France. Les compagnies américaines cherchent désormais à s’aligner sur le niveau de confort que proposent ces compagnies.

Hauteur entre les yeux et les roues (eye-to-wheel height)

La « hauteur entre les yeux et les roues » ou « eye-to-wheel height » (EWH) est la distance verticale existant entre les yeux du pilote et la partie la plus basse de son appareil en configuration d’atterrissage, c’est-à-dire très généralement le point bas des roues du train d’atterrissage principal.

C’est une notion essentielle quand l’atterrissage s’effectue à l’aide d’un dispositif de précision tel que le PAPI (« Precision Approach Path Indicator »). Ce système lumineux indique en effet si l’appareil est sur la bonne pente d’approche. L’EWH pouvant varier d’un mètre pour un petit avion de tourisme à plus de 10 mètres pour un gros-porteur, il est capital que le PAPI soit réglé sur l’EWH correspondant à l’appareil qui atterrit. S’il ne l’est pas, le pilote peut croire que son appareil est encore à quelques mètres au-dessus de la piste au moment même où il va toucher le sol. La dureté de l’atterrissage est alors susceptible d’endommager gravement le train d’atterrissage.

Heinkel

Fondée en 1922 par Ernst Heinrich Heinkel, l’entreprise de construction aéronautique allemande Ernst Heinkel Flugzeugwerke est particulièrement célèbre pour avoir conçu en 1939 le He 178, premier avion à réaction de l’histoire de l’aviation.
Passionné de vitesse, Heinkel avait déjà construit en 1932 le He 70. Destiné à la Lufthansa, cet appareil qui atteignait les 400 km/h est resté longtemps le plus rapide des avions commerciaux.
La Seconde Guerre mondiale lui a donné de nouveau l’occasion de s’illustrer avec entre autres le bombardier He 111.
Limité par les restrictions imposées à l’industrie allemande d’après-guerre, Heinkel s’est ensuite tourné vers la construction de moteurs et de deux-roues avant d’être racheté en 1964 par VFW-Fokker.

Hélice

Si l’hélice est à l’origine de l’aviation, elle équipe toujours de nombreux appareils. Les progrès technologiques et son bon rendement qui la rend économe en carburant lui assurent un bel avenir sur les avions ne dépassant pas 750 km/h.
Une hélice est constituée de pales qui tournent autour d’un moyeu actionné par un moteur qui peut être un moteur à pistons ou un turbopropulseur.

Son principe peut être comparé à celui d’une vis : en tournant, l’hélice s’enfonce dans l’air comme une vis dans du bois. Plus précisément, la forme bombée de ses pales engendre une différence de pression entre leurs faces avant et leurs faces arrière. Cette différence de pression crée une force perpendiculaire à l’hélice qui se nomme la « poussée » et qui propulse l’avion vers l’avant.

Si la grande majorité des avions ont leur hélice à l’avant, certains modèles comme le Piaggio Avanti sont propulsés par l’arrière et d’autres comme le Cessna 337 possèdent à la fois une hélice à l’avant et à l’arrière.