Machmètre
Le machmètre est l’instrument qui mesure la vitesse à bord d’un avion capable d’approcher ou de dépasser la vitesse du son. Son unité de mesure est le Mach, Mach 1 équivalant à la vitesse du son.
Dépasser Mach 1, c’est-à-dire franchir le « mur du son », peut engendrer des phénomènes vibratoires et aérodynamiques dangereux pour l’appareil. Il importe donc que le pilote sache précisément quand aura lieu ce franchissement. Or la vitesse du son varie en fonction de l’altitude et de la température. Le machmètre doit donc avant toute chose la définir pour l’altitude à laquelle évolue l’avion. S’il fonctionne ensuite selon le principe de l’anémomètre qui équipe les avions subsoniques, les calculs qu’il doit effectuer sont plus complexes.
Le machmètre du Concorde est devenu un objet de collection. En 2007, deux d’entre eux ont été vendus aux enchères, atteignant chacun un prix supérieur à 25 000 Euros.
Maître-couple
D’une manière générale, le maître-couple d’un véhicule est sa section transversale maximum. Plus sa superficie est grande, plus la traînée aérodynamique qui s’oppose au déplacement du véhicule est élevée.
En aéronautique, on distingue le maître-couple du fuselage et celui de l’ensemble fuselage-ailes, celui-ci prenant en compte la section des ailes. Dans le cas d’un avion supersonique, la « loi des aires » impose que ces deux maîtres-couples soient d’une superficie comparable. Mise en évidence au cours des années 1940 par Otto Frenzl, cette loi a été redécouverte en 1951 par Richard Whitcomb lors du développement du chasseur Convair F-102.
Afin de réduire le maître-couple fuselage-ailes, elle a alors amené à rétrécir le fuselage de l’appareil au niveau des ailes. Depuis lors, presque tous les avions supersoniques ont respecté la loi des aires. Seul le Concorde y a dérogé, un avion commercial ne pouvant présenter un rétrécissement important du fuselage au niveau des ailes.
Mal de l’air
Le plus souvent, le mal de l’air se manifeste d’abord par une sensation désagréable de déséquilibre, susceptible d’être suivie de sueurs abondantes, de maux de tête, de nausées et de vomissements. Chez la plupart des personnes qui en sont victimes, il s’accentue quand l’avion traverse des zones de turbulences. Cet état est avant tout causé par le dérèglement de l’oreille interne lié aux mouvements de l’avion. Cependant, il est fréquemment renforcé par le sentiment général de « peur de l’avion ». Le mal de l’air est efficacement combattu par la prise de médicaments appropriés. D’autre part, les places situées au niveau des ailes sont les moins propices à ce désagrément. On peut également conseiller d’incliner son siège vers l’horizontal et d’éviter tout mouvement de rotation de la tête. Il ne faut pas hésiter à faire part de son mal de l’air aux hôtesses ou aux stewards : il est de leur fonction de porter assistance aux passagers.
Manche (aéronautique)
Le manche ou manche à balai d’un avion est le levier dont dispose le pilote pour agir sur les gouvernes de profondeur et sur les ailerons de l’appareil. Inventé en 1906 par Robert Esnault-Pelterie, il s’agit d’un levier vertical situé entre les jambes du pilote.
Le manche peut être actionné en profondeur, c’est-à-dire d’avant en arrière, ou en gauchissement, c’est-à-dire à gauche ou à droite. Utilisé en profondeur, il agit sur les gouvernes de profondeur et permet donc à l’avion de s’élever ou de descendre. Utilisé en gauchissement, il actionne les ailerons et agit ainsi sur le mouvement de roulis, permettant à l’avion de s’incliner sur la gauche ou sur la droite, ce qui l’autorise à virer.Encore présent sur de nombreux avions légers, il est remplacé sur les gros-porteurs par un minimanche ou par un volant.
Manche à air/à vent
Bien que de conception rudimentaire, la manche à air ou manche à vent reste un dispositif indispensable sur certains aérodromes où son observation est la seule façon de connaître la direction du vent et d’estimer sa vitesse. Il se présente comme un cône de tissu suspendu à un mât et percé à son extrémité. Quand le vent s’engouffre dans ce cône, il le soulève, indiquant donc d’où il vient. Ce cône est constitué de cinq anneaux successivement rouges et blancs. Chacun de ces anneaux correspond environ à 5 nœuds de vent : le cône est donc entièrement soulevé quand le vent est supérieur à 25 nœuds. Cette indication est très importante car de nombreux avions ne peuvent décoller ou atterrir quand le vent de travers est violent.
Marchandises dangereuses
Si de nombreux objets et marchandises, dont la liste est disponible sur le site de la DGAC à la rubrique « Articles prohibés», sont interdits en cabine ou en soute à bord d’un avion de transport de passagers, il existe également beaucoup de marchandises dangereuses dont le transport par les compagnies de fret est autorisé sous des conditions réglementées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et par l’International Air Transport Association (IATA).
S’il est admis qu’une marchandise est dangereuse dès lors qu’elle peut faire courir un risque significatif à l’environnement ou à la santé et la sécurité des personnes pendant son transport, la législation en la matière demeure extrêmement complexe. C’est pourquoi la plupart des compagnies de fret dont FedEx, leader mondial dans ce domaine, disposent d’un service spécial dédié au Transport des Marchandises Dangereuses (TMD).
