CAA
La CAA (Civil Aviation Authority) est l’organisme de réglementation aérienne du Royaume-Uni.
Créée en 1972, ses missions principales sont la réglementation économique de l’ensemble du secteur aéronautique britannique (aéroports, compagnies aériennes, industrie, etc.), la politique générale de contrôle de l’espace aérien, la sécurité des vols et la protection des voyageurs.
Si la CAA possède ainsi la même vocation que la DGAC en France, la FAA aux Etats-Unis ou l’AESA au niveau européen, elle diffère cependant de ses homologues sur un point important. Alors que ceux-ci sont des organisations gouvernementales, la FAA est en effet une société indépendante financée par les industries, les aéroports et les compagnies aériennes qu’elle réglemente.
Cabine de classe économique
La cabine de classe économique constitue souvent une grande partie de la cabine d’un avion de ligne. Elle occupe l’arrière de l’appareil, l’avant étant réservé à la première classe et à la classe affaires.
La classe économique est la moins onéreuse des classes du transport aérien et elle offre par conséquent des conditions de confort moindres : sièges moins larges, équipements de loisirs ou de travail moins sophistiqués, restauration plus banale…
Cependant, sur les grandes compagnies, la classe économique propose des conditions de voyage agréables, toujours supérieures à celles des compagnies low-cost. Depuis quelques années, ces grandes compagnies font d’ailleurs nettement évoluer leur classe économique en y installant en particulier des sièges à l’ergonomie repensée, voire des installations vidéos individuelles. Soucieuses de renouveler l’image de la « classe éco », beaucoup lui donnent un nouveau nom tel « Tempo » pour Air France ou « World Traveller » pour British Airways.
Cabine pressurisée
La pression atmosphérique régnant à l’altitude de croisière d’un avion de ligne n’étant pas compatible avec la vie humaine, sa cabine est toujours pressurisée, c’est-à-dire qu’on y établit une pression différente de la pression extérieure.
Cette pression n’est cependant pas celle qui règne au sol. Si on maintenait celle-ci, la différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur serait préjudiciable à la structure de l’avion. La meilleure image serait celle d’un ballon de baudruche trop gonflé ! La pression en cabine est donc généralement comparable à celle qui règne à 2 500 mètres d’altitude et permet de voyager confortablement et en sécurité.
Constituant un compromis entre ces notions essentielles de confort et de sécurité, de résistance de l’avion et de coût du système de pressurisation, elle est toutefois variable selon les appareils (Elle équivaut à une altitude de 2400 m à bord d’un Airbus A320 et de 1700 m sur le Concorde).
Cabine spacieuse
L’expression de « cabine spacieuse », employée par les compagnies aériennes pour valoriser par exemple leur 1ère classe, est ambiguë : la cabine étant au sens propre la partie du fuselage réservée aux passagers, elle possède en fait les mêmes dimensions quasiment partout, à l’exception notable du Boeing 747 et de l’Airbus A380 dont les ponts supérieurs proposent un espace différent.
Par « cabine spacieuse », il faut donc entendre « configuration de la cabine » qui, selon les classes, offre un espace plus ou moins important à chaque passager.
Dans ce domaine, la règle est simple et évidente : plus le niveau de la classe empruntée est élevé, plus le billet est onéreux et plus la cabine paraît spacieuse ! Ainsi, alors que l’espacement entre les sièges est souvent de l’ordre de 90 cm en classe économique, il n’est pas rare qu’il dépasse 2 mètres en 1ère classe !
Cabotage (droit aérien)
Le cabotage est un droit aérien figurant parmi les neuf « libertés aériennes » qui régissent l’aviation commerciale et qui dépendent de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et de traités conclus entre Etats.
La « 8ème liberté » établit le droit au « cabotage consécutif » : une compagnie aérienne en provenance d’un pays d’origine donné a le droit d’embarquer des passagers dans un État étranger pour les débarquer dans une autre ville de ce même État. Par exemple, si la compagnie américaine American Airlines établissait une ligne régulière New-York-Paris-Marseille avec possibilité d’embarquer à Paris, elle ferait du « cabotage consécutif ».
La « 9ème liberté » établit pour sa part le droit au « cabotage autonome » : une compagnie aérienne a le droit d’établir une liaison régulière entre deux points d’un Etat étranger. Une ligne Paris-Marseille exploitée par American Airlines serait une ligne de « cabotage autonome ».
Cabrer l’avion
« Cabrer l’avion » signifie agir sur les commandes de vol de manière à relever le nez de l’appareil et par conséquent à lui faire prendre de l’altitude. Pour désigner cette opération, les pilotes emploient généralement l’expression « donner une action à cabrer ». Lorsque l’avion a le nez vers le haut, on dit qu’il a « une assiette à cabrer », l’assiette désignant la position de l’avion par rapport à son axe de tangage, axe imaginaire qui traverse l’avion dans sa largeur. Une « action à cabrer » est obtenue en tirant vers soi le manche de l’avion qui détermine l’orientation de la gouverne de profondeur située sur l’empennage horizontal de l’appareil. L’action contraire s’appelle « action à piquer ».
