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EADS

Seul concurrent direct de Boeing, EADS (European Aeronautic Defence and Space company) est un groupe européen d’aérospatiale et d’aéronautique civile et militaire. Issu de la fusion entre Aerospatiale Matra (France), DASA (Allemagne) et CASA (Espagne).
EADS est actif dans 5 domaines : l’aviation civile avec Airbus ; l’aviation militaire avec le programme Eurofighter ; les hélicoptères civils et militaires avec Eurocopter ; l’espace avec Arianespace ; l’armement avec MBDA. EADS emploie aujourd’hui près de 100 000 salariés.

Echauffement cinétique

L’échauffement cinétique est l’élévation de la température extérieure d’un avion liée au frottement de l’air qu’engendre le mouvement de l’appareil. Il s’accroît donc avec la vitesse.
C’est ainsi que la température du fuselage et des ailes du Concorde qui était de 100°C à Mach 1 s’approchait des 300°C à Mach 2 pour une température extérieure de ?50°C ! La température du fuselage influant directement sur celle régnant à l’intérieur de l’appareil, il fallait alors rafraîchir la cabine pour préserver le confort des passagers.
D’autre part, l’échauffement cinétique émet un rayonnement thermique repérable par les détecteurs infrarouges. C’est pourquoi sa diminution fait partie de la conception d’un avion furtif, tel que le Northrop B-2 Spirit, dont le but est d’échapper à toute détection adverse.

Echo radar

De même qu’un écho sonore est dû à la répercussion d’une onde acoustique sur une surface, un écho radar est lié à la réflexion par un objet quelconque de l’onde électromagnétique émise par un radar. Le temps que met cet écho à parvenir permet de déterminer la distance à laquelle se situe l’objet détecté, appelé « cible ».

L’analyse de l’angle et de la fréquence de l’écho par rapport à ceux de l’onde émise renseigne sur sa position et sur sa vitesse. Sur l’écran d’un contrôleur aérien, un écho radar se matérialise par une tache lumineuse dont le mouvement correspond au mouvement de l’objet qui en est à l’origine.

Echos indésirables

D’une manière générale, un écho indésirable est un écho radar volontaire ou non qui nuit au bon fonctionnement d’un radar. Dans le domaine du contrôle aérien, un « radar primaire » détecte tous les objets qui évoluent dans l’espace aérien dont il a la charge. Aux échos des aéronefs se mêlent donc entre autres ceux des nuages, des vols d’oiseaux ou des reliefs, qui constituent autant d’échos indésirables encombrant inutilement l’écran du contrôleur aérien.

A l’inverse, un « radar secondaire » ne détecte que les avions équipés d’un transpondeur qui permet d’identifier clairement chaque appareil au moyen des informations précises qu’il fournit automatiquement.

Dans le domaine militaire, des échos indésirables sont volontairement émis par des systèmes, tels que les « plaquettes de brouillage » ou « paillettes », leurres électromagnétiques largués par un avion, afin d’égarer les radars adverses en leur renvoyant de nombreux échos de fréquences diverses.

Ecole Nationale de l’Aviation Civile

Fondée en 1948, l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile(ENAC) est l’établissement public français de formation et de perfectionnement des cadres de l’aviation civile.

Sous tutelle de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), elle propose différentes filières menant aux métiers d’ingénieur aéronautique, de pilote de ligne, de contrôleur aérien, de technicien supérieur ou d’agent d’exploitation.

L’admission se fait sur concours, le niveau d’études requis dépendant de la filière choisie. D’autre part, l’ENAC est également active sur le plan de la formation continue à travers environ 300 stages. D’abord installée à l’aéroport d’Orly, l’ENAC a déménagé à Toulouse en 1968.

Ecoulement d’air

L’écoulement d’air sur les ailes d’un avion revêt différents aspects. Il est dit « laminaire » quand les filets d’air suivent des trajectoires rectilignes et parallèles. C’est le cas quand l’angle avec lequel l’aile attaque l’air est faible, l’air épousant alors l’intégralité du profil de l’aile. Quand cet angle augmente, les filets d’air se décollent de la surface supérieure de l’aile à partir d’un certain point au-delà duquel ils ne sont plus parfaitement rectilignes : l’écoulement devient « turbulent ».

C’est dans cette configuration que la portance augmente et que l’avion s’élève. Si l’angle d’attaque augmente encore, les filets d’air finissent par se décoller de l’aile au plus près de sa partie antérieure appelée « bord d’attaque ».

L’écoulement le long de l’aile devient désordonné et les filets d’air se mélangent : l’écoulement est dit « tourbillonnaire ». C’est à partir de ce moment-là que la portance commence à diminuer provoquant à terme le décrochage de l’appareil.