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Radar de suivi de terrain

Un radar de suivi de terrain est un radar capable de faire évoluer un avion au plus près du sol, en évitant les reliefs.

Embarqué à bord d’avions militaires, il permet à ces appareils de voler à moins de 70 mètres d’altitude tout en maintenant une vitesse supérieure à 1 000 km/h. L’avion passe ainsi sous la zone de couverture des radars ennemis. Le Mirage III a été le premier avion français équipé d’un radar de suivi de terrain.

Depuis, ce type de matériel a accompli d’énormes progrès avec le système Antilope embarqué en particulier à bord du Mirage 2000.

Radar de surveillance

Un radar de surveillance est un radar qui balaie tout l’espace aérien afin de détecter et de positionner les appareils qui y évoluent.

Le mot « radar » est en fait l’acronyme de « Radio Detecting And Ranging » qui signifie «Détection et repérage par radioélectricité.»
Mis au point peu avant la Seconde Guerre mondiale, le principe de base d’un radar est simple : sa partie émettrice envoie une onde radio dans l’espace ; quand cette onde rencontre un objet, elle est réfléchie ; la partie réceptrice capte cette onde réfléchie et selon le temps qu’elle met pour parvenir et l’angle qu’elle forme avec l’onde émise, on détermine la position et la distance de l’objet.

Outils de travail essentiels des contrôleurs aériens, les radars se sont considérablement développés sous l’impulsion d’entreprises telles que Thalès, leader mondial dans ce domaine.

Radar primaire

Un radar primaire détecte tous les objets qui évoluent dans l’espace aérien qu’il surveille.

Emettant des ondes électromagnétiques, il réceptionne les échos produits par la réflexion de ces ondes sur les objets. Analysant la vitesse, l’angle et la fréquence de cet écho, il détermine la distance, la position et la vitesse de l’objet.
Sur l’écran du contrôleur aérien, les échos se présentent comme de petites taches lumineuses dont le mouvement correspond au mouvement des appareils détectés. Le radar primaire localise aussi bien un petit avion, un ULM, un gros porteur qu’un vol d’oiseaux ou un cumulonimbus.

En cas de trafic aérien chargé, il ne permet cependant pas d’identifier immédiatement quel objet est responsable de tel ou tel écho. C’est pourquoi le contrôle aérien fait également appel au radar secondaire.

Radar secondaire

A la différence du radar primaire qui localise tous les objets sans pouvoir les identifier clairement, le radar secondaire ne détecte que les avions équipés d’un transpondeur.

Ce boîtier communique au minimum l’identifiant (« call sign ») de l’appareil. Il peut également fournir l’altitude de l’avion, son numéro de vol, voire l’autonomie en carburant qu’il lui reste.

Sur l’écran du contrôleur aérien, l’écho de l’avion apparaît alors accompagné d’une étiquette reprenant ces indications. Par contre, en cas de panne du transpondeur, l’avion disparaît de l’écran, et il faut repasser par le radar primaire.

Radeau de sauvetage

En cas d’amerrissage forcé, un avion doit disposer d’un radeau de sauvetage.

Le volume occupé et le poids étant toujours des éléments essentiels en aéronautique, il s’agit de modèles spécialement conçus pour être embarqués à bord d’un avion. Le leader mondial dans ce domaine est l’entreprise française Zodiac.
Sur les avions de ligne, ce sont généralement les toboggans d’évacuation qui remplissent cette fonction : on parle alors de toboggans-radeaux.

Outre un équipement de survie, les radeaux de sauvetage doivent être équipés d’une balise de repérage afin de faciliter les secours.

Radioaltimètre

Le radioaltimètre est utilisé à la place de l’altimètre classique en particulier lors des manœuvres d’approche finale et de l’atterrissage.

Dans ces phases particulières, le pilote a en effet besoin de connaître très précisément la hauteur de l’appareil par rapport à la piste de l’aéroport. Situé sous le fuselage, le radioaltimètre est un radar émettant vers le bas et indiquant la distance qui sépare l’avion du sol avec une précision d’une dizaine de centimètres. Il marque le zéro au moment précis où les roues de l’avion touchent la piste.