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OACI

Connue également sous son acronyme anglais ICAO, l’OACI est l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale. Créée en 1944 par la Convention de Chicago et dépendante de l’ONU, elle regroupe aujourd’hui 190 états.
Son siège est à Montréal et elle dispose de bureaux à Bangkok, Dakar, Le Caire, Lima, Mexico, Nairobi et Paris.

Le but de l’OACI est de coordonner le développement sûr et ordonné de l’aviation civile dans le monde entier. C’est dans ce sens qu’elle élabore des règles et des normes internationales relatives à la sécurité et à l’efficacité du transport aérien ainsi qu’à la protection de l’environnement vis-à-vis des pollutions diverses engendrées par l’aviation.

Ses activités concernent aussi bien la navigation aérienne, les procédures douanières que la prévention contre le terrorisme.

Occlusion

En météorologie, une occlusion est le phénomène qui se produit lors de la rencontre d’une masse d’air froid et d’une masse d’air chaud. L’air froid, plus dense, rejette l’air chaud en altitude. En se refroidissant, la vapeur d’eau présente dans la masse d’air chaud se condense en eau liquide. Dès lors, des nuages se forment et des précipitations se développent (bruine, pluie, neige…).
Dans cette configuration, la zone de contact entre les deux masses d’air est appelée « front occlus ». Comme tout phénomène engendrant des modifications météorologiques, la formation et le déplacement d’un front occlus sont indiqués sur les cartes météo TEMSI mises à jour toutes les 3 heures et qu’un pilote doit obligatoirement consulter avant tout décollage.

Officier mécanicien navigant

L’officier mécanicien navigant est le membre d’équipage chargé de veiller au bon déroulement technique du vol d’un aéronef.

Sur un avion, ses principaux domaines de surveillance et d’intervention sont les moteurs, les systèmes électriques et les systèmes hydrauliques.
A partir de la fin des années 1970, les automatismes de plus en plus nombreux et les performances de l’électronique embarquée à bord des avions ont permis d’envisager de voler sans mécanicien navigant. Aujourd’hui l’équipage de la plupart des avions de ligne à l’exception des très gros avions-cargos comme les Boeing 747 Cargo ne comprend plus d’officier mécanicien navigant.

Oiseau Canari

L’Oiseau Canari est l’avion qui a permis à Assollant, Lefèvre et Lotti de devenir les premiers pilotes français à réaliser la traversée de l’Atlantique Nord d’ouest en est, renouvelant ainsi l’exploit de Lindbergh.

Partis de Boston le 13 juin 1929, les trois hommes ont touché la côte nord de l’Espagne le 14 juin, après un vol de 29 h 22 et un parcours de 5 900 km au-dessus de la mer, ce qui constituait le record de l’époque. Ce vol aurait pu échouer en raison de la présence à bord d’un passager clandestin en la personne d’un jeune journaliste américain. Provoquant une surcharge, celui-ci avait en effet rendu le décollage particulièrement délicat.

L’Oiseau Canari était en fait un Bernard 191, baptisé ainsi en raison de sa couleur jaune. Il est aujourd’hui conservé au Musée de l’air et de l’espace du Bourget.

Onde de choc

Une onde de choc est l’onde qui se forme quand un avion franchit le mur du son et qui se propage jusqu’au sol où elle se matérialise par le « bang supersonique ».
Si l’avion évolue alors à faible altitude, la puissance du « bang » peut être suffisante pour briser des vitres. L’onde de choc est liée au fait que l’avion rejoigne les ondes sonores qu’il provoque. Celles-ci constituent des zones d’air en surpression qui se déplacent à la vitesse du son (Mach 1) et qui ont donc le temps de se dissiper autour de l’appareil tant qu’il vole en-dessous de cette vitesse.
Par contre, quand l’avion atteint Mach 1, il se retrouve face à ces zones dont l’accumulation forme un véritable mur d’air. En franchissant ce mur, il provoque la formation d’une onde de choc qui rassemble la pression de toutes les ondes émises auparavant. Le « bang supersonique » est en fait l’arrivée au sol de cet air sous haute pression.

Ondes de ressaut

La formation d’ondes de ressaut ou ondes orographiques est un phénomène qui peut affecter une masse d’air après qu’elle a franchi un relief. Lorsqu’une masse d’air rencontre un relief suffisamment étendu pour qu’elle ne puisse le contourner, elle est contrainte de prendre de l’altitude pour le franchir par le haut.

Sous l’effet de son propre poids, elle redescend ensuite de l’autre côté de ce relief. Cependant, sous certaines conditions de vent et de topographie, il arrive que se produise alors ce qui s’apparente à un rebond : la masse d’air « rebondit » sur le sol et remonte rapidement à une altitude parfois supérieure à celle du relief qui a initié le phénomène. En redescendant, elle rebondit de nouveau, engendrant ainsi un phénomène ondulatoire.

Les ondes de ressaut sont très prisées des amateurs de vol à voile, car elles permettent de prendre des altitudes considérables. Le record d’altitude en planeur qui est de 15 447 mètres a d’ailleurs été établi dans ces conditions.