Imprimer Partager

Allumage

L’allumage désignant l’inflammation du mélange gazeux provenant du carburateur, on ne doit employer ce mot que pour les moteurs à pistons des petits avions légers à hélice. Pour les turbopropulseurs et les réacteurs, on préférera le mot « démarrage », celui-ci s’effectuant généralement au moyen d’un groupe électrogène au sol (GPU pour « Ground Power Unit ») ou d’une petite turbine embarquée à bord de l’avion (APU pour « Auxiliary Power Unit »). La plupart des moteurs à pistons destinés à l’aviation sont dotés d’un système d’allumage dont les générateurs électriques sont appelés magnétos. C’est ce qui constitue leur principale différence avec un moteur automobile : ce sont en effet ces magnétos et non la batterie qui alimentent les bougies fournissant l’étincelle électrique nécessaire à l’allumage. Par mesure de sécurité, un moteur d’avion dispose toujours de deux circuits d’allumage indépendants.

Altimètre

L’altimètre est l’instrument de bord permettant au pilote de connaître l’altitude de son appareil par rapport au niveau de la mer ou sa hauteur par rapport au sol. Il s’agit en fait d’un baromètre, c’est-à dire d’un instrument servant à mesurer la pression de l’atmosphère. Celle-ci décroissant avec l’altitude, il suffit donc de comparer la pression régnant à l’extérieur de l’avion avec une pression donnée, la pression correspondant au niveau de la mer étant de 1 013,25 hectopascals (hPa). Equipé d’un cadran, l’altimètre convertit cette différence de pression en une altitude exprimée en pieds.

Altitude

D’une manière stricte, l’altitude désigne l’élévation d’un point par rapport au niveau de la mer alors que le terme « hauteur » désigne celle par rapport au sol. En aéronautique, l’altitude est généralement exprimée en pieds (feet), cette mesure anglo-saxonne équivalant à 30,48 cm. Lorsqu’un avion vole à 10 000 pieds, on dit qu’il est au niveau de vol 100 : l’expression utilisée est FL 100, FL pour « Flight Level ». La connaissance de l’altitude d’un avion est évidemment essentielle pour éviter tout risque de collision soit avec un relief soit entre deux appareils. C’est pourquoi des normes internationales fixent la distance de séparation verticale minimale devant exister entre deux avions en vol.

Altitude de croisière

On appelle « altitude de croisière » le niveau de vol (FL pour « Flight Level ») auquel se déroule la majeure partie du vol de l’avion, après le décollage et avant l’atterrissage. Choisie très tôt dans le processus de conception d’un appareil, elle correspond à l’altitude à laquelle l’avion aura son meilleur rendement en terme de vitesse et de consommation de carburant. Elle varie donc énormément selon les types d’appareil : celle d’un petit avion comme le Cessna 350 est de 18 000 pieds, celle d’un avion de ligne comme l’Airbus A320 est de 35 000 pieds, celle du Concorde était de 50 000 pieds. L’altitude de croisière doit être indiquée dans le plan de vol de l’appareil.

Altitude maximale autorisée

L’altitude maximale autorisée ou MAA pour « Maximum Authorized Altitude » est l’altitude qu’un aéronef ne doit pas dépasser dans une zone précise de l’espace aérien ou sur une route aérienne. Dans le cas des vols aux instruments (vols IFR), la présence d’une altitude maximale ainsi que d’une altitude minimale en route (MEA pour « Minimum Enroute Altitude ») délimite la zone dans laquelle la transmission des communications radio et la détection radar du contrôle aérien sont convenablement assurées. L’altitude maximale autorisée peut aussi concerner un type précis d’appareils : c’est ainsi qu’en France les planeurs ne sont pas autorisés à évoluer au-dessus de 19 500 pieds, soit environ 6 800 mètres.

Altitude minimale de descente

Lors de la trajectoire d’approche précédant l’atterrissage, l’altitude minimale de descente ou MDA pour « Minimum Descent Altitude » définit l’altitude sous laquelle un pilote n’utilisant pas l’ILS (« Instrument Landing System » ou « système d’atterrissage aux instruments ») ne doit pas descendre avant d’avoir acquis les repères visuels nécessaires à l’atterrissage. Ceux-ci peuvent être par exemple la piste elle-même ou son balisage lumineux. Si ces références visuelles ne sont pas établies à un point appelé « point d’approche interrompue » ou MAP pour « Missed Approach Point », le pilote doit alors remettre les gaz, reprendre de l’altitude et tenter une nouvelle approche. Si l’approche s’avère impossible, l’appareil sera dérouté vers un autre aérodrome : les aérodromes de dégagement envisageables doivent être notifiés dans le plan de vol.