Ajustage aéronautique
D’une manière générale, l’ajustage désigne l’ensemble des opérations à réaliser pour donner à une pièce mécanique les dimensions exactes nécessaires à son parfait assemblage avec une autre. Ces opérations sont par exemple le perçage, l’alésage ou le ponçage. Etant donné le niveau de sécurité extrême requis par un aéronef, qu’il s’agisse d’un avion léger, d’un avion de ligne ou d’un hélicoptère, l’ajustage aéronautique est une discipline de haute précision. C’est pourquoi il existe la possibilité de se former à cette profession dès le lycée par le biais d’un bac professionnel en aéronautique. Parmi les 25 établissements français dispensant cet enseignement, citons le Centre de Formation des Apprentis (CFA) des Métiers de l’Aérien situé en région parisienne ou le Lycée professionnel privé Airbus installé à Toulouse.
Albatros
Fondée en 1909, la société Albatros Flugzeugwerke est l’une des premières entreprises de construction aéronautique de l’histoire de l’aviation. Sous l’influence d’Ernst Heinkel qui devait plus tard monter sa propre société, Albatros a connu son heure de gloire pendant la Première Guerre mondiale en produisant des avions de combat et des bombardiers. Certains de ses modèles comme l’Albatros D III ont contribué à rendre l’Allemagne invincible dans les airs. Cependant Albatros n’a pas résisté à la fin du conflit et sa reconversion dans l’aviation civile n’a pas remporté de succès important. La société a finalement été absorbée en 1931 par le constructeur Focke-Wulf Flugzeugbau qui allait s’illustrer pendant la Seconde Guerre mondiale en particulier avec le Fw-190.
Alimentation carburant
Le circuit d’alimentation carburant d’un avion de ligne est principalement composé des conduites d’alimentation assurant l’acheminement du kérosène des réservoirs jusqu’aux moteurs, des filtres assurant la propreté du carburant et des pompes à injection réglant la quantité de carburant que l’injecteur vaporise dans la chambre de combustion du réacteur. Les réservoirs étant généralement situés dans les ailes des avions, le circuit d’alimentation comporte également des pompes de transvasement qui permettent la circulation du kérosène d’une aile à l’autre qu’il s’agisse d’équilibrer l’appareil ou de pallier la défaillance d’un des éléments du circuit.
Alimentation en oxygène
A bord d’un avion, l’alimentation en oxygène concerne avant tout les masques à oxygène qui tombent du plafond de la cabine à destination de chaque passager en cas de dépressurisation de l’appareil. Elle peut être assurée de deux manières. Sur certains appareils, l’oxygène est fourni par des bouteilles d’oxygène sous pression. Sur d’autres, chaque masque est relié à une cartouche dans laquelle une réaction chimique produit de l’oxygène. Dans les deux cas, la quantité d’oxygène est limitée mais doit impérativement donner le temps au pilote de descendre jusqu’à une altitude à laquelle la respiration libre redevient possible. On considère généralement que cette « altitude de sécurité » se situe aux alentours des 3500 mètres.
Alliance entre compagnies aériennes
Afin d’affronter des impératifs de rentabilité toujours plus importants et de proposer davantage de destinations à leur clientèle, les compagnies aériennes ont commencé à se réunir au sein d’alliances dès la fin des années 1980. Ces structures permettent d’uniformiser de nombreux aspects commerciaux, opérationnels et techniques. Créée en 1997, la première alliance mondiale, Star Alliance, regroupe aujourd’hui 21 compagnies-membres auxquelles il faut ajouter 3 compagnies régionales associées. Cela lui permet d’assurer plus de 18 000 vols quotidiens vers environ un millier de destinations réparties dans 162 pays. Sa principale concurrente est SkyTeam. Forte de 11 compagnies-membres et de 3 compagnies associées, cette alliance propose environ 16 500 vols quotidiens vers plus de 850 destinations dans 162 pays.
Allotement
Tiré directement de l’anglais « allotment » qui signifie « attribution », le mot « allotement » est employé dans les métiers du tourisme et du transport aérien pour désigner la quantité de sièges attribués par une compagnie aérienne à un voyagiste. Celui-ci, agissant en tant qu’acheteur, réserve en effet un certain nombre de places sur tel ou tel vol afin de composer les séjours qu’il vend à sa clientèle. Il va de soi que plus l’allotement demandé par le tour-opérateur est conséquent, meilleur est le prix par place consenti par le transporteur.
