Imprimer Partager

Armée de l’Air

Fondée en 1909, l’Armée de l’Air française est la plus ancienne armée de l’air au monde. Elle n’a cependant acquis sa totale autonomie qu’en 1933, date avant laquelle elle était rattachée soit à l’Armée de Terre, soit à la Marine. Forte d’environ 65 000 hommes et femmes, elle est divisée entre deux grands commandements opérationnels : le Commandement de la Défense Aérienne et des Opérations Aériennes (CDAOA) est responsable de la défense aérienne, du respect de l’intégrité de l’espace aérien français et de la planification des opérations aériennes ; le Commandement des Forces Aériennes Stratégiques (CFAS) est responsable de la mission de dissuasion nucléaire assurée par trois escadrons de Mirage 2000 N. Outre les Mirage 2000, l’Armée de l’Air dispose de Mirage F1 et de Rafale auquel il convient d’ajouter des avions de transport, des avions ravitailleurs, des avions d’entraînement ainsi que des hélicoptères, pour un total supérieur à 800 appareils.

Arrêt-décollage

Un arrêt-décollage est l’interruption de la procédure de décollage quand survient un problème grave tel qu’une panne de moteur ou un début d’incendie. Un pilote ne peut effectuer un arrêt-décollage que si l’avion n’a pas encore atteint la vitesse dite « vitesse de décision », que l’on note V1. En effet, au-delà de cette vitesse, le décollage doit être poursuivi car les conséquences d’une interruption plus tardive peuvent être plus dramatiques que celles liées à la continuation du décollage. Comme les autres vitesses concernant le décollage (vitesse minimale de décollage, vitesse de rotation…), la V1 dépend de la masse de l’appareil. C’est pourquoi elle doit être recalculée avant chaque décollage en tenant compte du nombre de passagers, du poids du fret et de celui du carburant embarqué.

Articles prohibés en cabine

Les législations en matière d’objets dangereux étant différentes selon les pays, il n’existe pas de texte international définissant les articles dont le transport est prohibé dans la cabine d’un avion. En cas de doute, il est donc préférable de consulter la compagnie aérienne sur laquelle on compte voyager. Pour les compagnies françaises et les vols au départ de la France, une liste établie par la DGAC est disponible à la rubrique « Articles prohibés ». Elle s’articule autour de 5 catégories : les armes à feu, les armes blanches, les objets contondants, les substances dangereuses et les imitations d’armes. Le transport des liquides en cabine fait pour sa part l’objet de restrictions : ils doivent être transportés dans des flacons de 100 ml maximum disposés dans un sac en plastique transparent fermé dont les dimensions n’excèdent pas 20 cm sur 20 cm. Sont exclus de ces restrictions les aliments pour bébés nécessaires durant le vol et les médicaments justifiés par une ordonnance.

Assiette

En termes aéronautiques, l’assiette est l’angle qui existe entre l’horizontal et l’axe de tangage de l’avion, c’est-à-dire l’axe imaginaire qui le parcourt dans le sens de la longueur. A l’opposé, l’inclinaison désigne l’angle entre l’horizontal et l’axe de roulis qui traverse l’appareil dans le sens de sa largeur. L’assiette et l’inclinaison de l’avion sont visualisées dans le poste de pilotage par l’intermédiaire de l’horizon artificiel. Quand l’assiette augmente, on dit que l’avion se cabre ; quand elle diminue, on dit qu’il pique. Le pilote agit sur l’assiette en actionnant le manche à balai ou le volant en avant ou en arrière : on parle alors d’un mouvement en profondeur.

Assistance au sol

On désigne par « assistance au sol » l’ensemble des services techniques qu’un aéroport est susceptible de fournir à un aéronef après son atterrissage. L’étendue des services offerts est très variable suivant l’importance des aéroports. Ils comprennent entre autres le remorquage de l’appareil jusqu’au parking, l’installation des passerelles de débarquement, le déchargement des bagages et du fret, le nettoyage de l’appareil, le ravitaillement en carburant ou « refueling »…L’assistance au sol est assurée soit par les services compétents de l’aéroport, soit sous-traitée à des sociétés spécialisées dans ces différents domaines.

Assourdir

Assourdir la cabine passagers des avions, c’est-à-dire l’insonoriser le mieux possible, a toujours été l’une des préoccupations des constructeurs aéronautiques. La seule manière d’y parvenir a longtemps été l’introduction de matériaux isolants entre les parois extérieure et intérieure du fuselage. Cependant, depuis une dizaine d’années, certains constructeurs se sont lancés avec succès dans les systèmes de réduction de bruit dits actifs. Le principe consiste à enregistrer le bruit à l’intérieur de la cabine, à le traiter en temps réel au moyen d’un ordinateur afin d’obtenir un son de phase opposée qui en quelque sorte annule le bruit enregistré et à retransmettre ce son déphasé à l’intérieur de la cabine. Sur le Saab 2000, ce système nécessite 72 microphones et 36 haut-parleurs. Il est également utilisé sur les avions de la série Q du constructeur Bombardier, Q étant alors employé pour « Quiet » (« silencieux »)