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Aéronomie

L’aéronomie est la science qui a pour objet l’observation et l’étude des phénomènes physiques ou chimiques qui se déroulent dans la moyenne et haute atmosphère. Elle concourt par exemple à l’analyse de la destruction de la couche d’ozone dont la partie essentielle se situe dans la stratosphère. L’aviation vient en aide à l’aéronomie en embarquant des instruments de mesure spéciaux à bord d’avions évoluant à haute altitude. Cela a été le cas dès 1973 avec le Concorde dont l’altitude de croisière était de 16 000 mètres. Aujourd’hui, un appareil tel que l’avion stratosphérique russe Geophysika M-55, capable de voler à 21 000 mètres, permet des analyses très fines des phénomènes se déroulant à cette altitude.

Aérophile S.A

Fondée en 1993 par Jérôme Giacomoni et Matthieu Gobbi, l’entreprise française Aérophile S.A. est devenue en quelques années le spécialiste mondial du ballon captif à gaz. Renouvelant la technique des aérostats, Aérophile a conçu en 1994 l’Aéro 30 capable d’emmener 30 passagers à 150 mètres d’altitude. Puis, à partir de l’année 2000, l’Aéro 2 a ouvert l’accès à de nouvelles sensations de vol : les 2 passagers qu’il emporte jusqu’à 80 mètres prennent place dans un harnais, le vide sous leurs pieds. Vendant ses ballons dans le monde entier, Aérophile les exploite entre autres à Paris et à Eurodisney. Outre leur intérêt touristique, ces ballons offrent aussi des possibilités d’applications météorologiques et publicitaires.

Aéroplane

Le mot « aéroplane » est un synonyme vieilli du mot « avion ». Alors que n’existaient pour s’élever dans les airs que les ballons sphériques dits « aérostats », Joseph Pline a breveté en 1855 sous le nom d’Aéroplane un système fait de formes planes. Voici ses propres termes : « Sous le titre d’aéroplane, j’apporte une nouvelle disposition aéronautique ayant pour objet de former des navires aériens plus faciles à diriger que ceux proposés jusqu’à ce jour. D’après cette comparaison des différences qui existent entre la forme d’un navire aéroplane et celle d’un aérostat ordinaire, on comprend que cette forme plane, horizontale et tranchante puisse être entraînée dans une direction voulue par des hélices ou organes propulseurs avec beaucoup plus de facilité que les aérostats sphériques. » Le mot « avion » n’apparaîtra pour sa part qu’en 1890 quand Clément Ader baptisera ainsi ses premiers prototypes.

Aéroport civil

Un aéroport civil est un ensemble d’installations permettant le décollage et l’atterrissage d’avions civils, l’entretien et le garage de ces appareils, ainsi que l’embarquement et le débarquement des passagers et des marchandises. L’accroissement permanent du trafic aérien impose sans cesse la construction de nouveaux aéroports. Ceux-ci doivent répondre à deux impératifs contradictoires : se situer à proximité des grandes villes et ne pas occasionner de nuisances sonores trop importantes. Il existe aujourd’hui environ 15 000 aéroports civils dans le monde. En nombre de passagers, le plus important est l’aéroport Hartsfield-Jackson d’Atlanta (Etats-Unis) avec 90 millions de passagers. Dans ce classement, l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle occupe la 6ème place avec 60 millions de passagers.

Aéroport coordonné

Un aéroport coordonné est un aéroport pour lequel l’attribution des créneaux horaires de décollage et d’atterrissage aux différentes compagnies aériennes est placée sous l’autorité d’un coordonnateur indépendant. Les règles établies dans ce domaine ont pour objet de faciliter les opérations des transporteurs aériens et d’améliorer les conditions de trafic des aéroports. A titre d’exemple, tous les grands aéroports de l’Union Européenne sont désormais coordonnés. En France, les aéroports coordonnés sont Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Lyon-Saint-Exupéry et Nice-Côte d’Azur.

Aéroport douanier

Un aéroport est qualifié « d’aéroport douanier » lorsqu’un bureau des douanes y est installé de façon permanente ou intermittente. La Convention relative à l’Aviation Internationale Civile connue sous le nom de Convention de Chicago a édicté dès 1944 qu’un vol international ne peut s’effectuer qu’entre deux aéroports douaniers. De plus, toutes les caractéristiques d’un aéroport douanier doivent être transmises à l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) afin d’être communiquées à tous les autres Etats membres de cette organisation.