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Aérospatiale

L’aérospatiale regroupe l’aéronautique, qui se consacre aux aéronefs évoluant dans l’atmosphère, et l’astronautique dont le sujet d’étude est le vol spatial, c’est-à-dire hors de l’atmosphère : fusées, satellites, navettes spatiales… Les deux domaines sont quasiment indissociables et, en France, les industriels des deux secteurs se retrouvent au sein du Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS) qui compte plus de 260 sociétés membres, employant plus de 130 000 personnes. L’aérospatiale est un enjeu majeur du futur et dans de nombreux pays très industrialisés les budgets qui y sont consacrés comptent parmi les plus élevés de l’économie. Les événements majeurs de l’aérospatiale ont été le premier vol habité dans l’espace effectué par Youri Gagarine le 12 avril 1961 puis le premier pas d’un homme sur la Lune réalisé par Neil Armstrong le 21 juillet 1969.

Aérostat

Un aérostat est un aéronef dont la sustentation est liée à l’emploi d’un gaz plus léger que l’air. C’est pour cela que ces appareils sont souvent nommés les « plus légers que l’air » par opposition aux aérodynes qui sont « plus lourds que l’air ». L’utilisation d’un gaz moins dense que l’atmosphère permet à l’aérostat de se maintenir dans les airs sous la seule action de la poussée d’Archimède. On distingue deux types d’aérostats. Le premier comprend les ballons à gaz et les montgolfières : les ballons sont gonflés à l’hélium ou à l’hydrogène tandis que les montgolfières utilisent de l’air chaud. Ces engins ne se déplacent que sous l’effet des vents et leur pilotage consiste à changer d’altitude afin de trouver les courants favorables à la direction souhaitée. La seconde famille est celle des dirigeables qui sont des ballons équipés d’un moteur et de gouvernes permettant au pilote d’agir directement sur la trajectoire : c’est à cette catégorie qu’appartient le célèbre Zeppelin.

Aérostation

L’aérostation regroupe l’étude, la construction et la manœuvre des aérostats. Son histoire est beaucoup plus ancienne que celle de l’aviation qui n’a réellement débuté qu’à la fin du XIXème siècle. Dès 1783, les frères Montgolfier inventaient en effet la montgolfière tandis que Jacques Charles expérimentait le premier ballon à gaz. Objet d’un grand engouement, les aérostats connaissaient rapidement leurs premières applications : observation militaire, recherche scientifique, photographie aérienne, etc. En 1852, Henry Giffard mettait au point le dirigeable. Lors de la Première Guerre mondiale, le dirigeable imaginé par Ferdinand von Zeppelin et qui porte son nom devenait une arme de l’armée allemande. Mais l’aviation était née et l’aérostation allait tomber en désuétude. Munie d’atouts tels que le respect de l’environnement ou la faible consommation d’énergie, elle connaît aujourd’hui un nouvel essor aussi bien comme loisir que comme support d’opérations publicitaires.

AFCS (Système de pilotage automatique)

L’AFCS (« Automatic Flight Control System ») appelé également PA (« Pilote Automatique ») est le système qui permet le pilotage d’un avion sans intervention humaine. Le premier pilote automatique a été conçu par Elmer Sperry dès 1914 mais le premier vol utilisant ce système n’a été réalisé qu’en 1929 par James Doolittle. Les avions de ligne tels que les Constellation en ont été équipés dès les années 1950. Si les progrès des pilotes automatiques ont été constants grâce à l’introduction des centrales à inertie et d’ordinateurs de plus en plus performants, le principe est toujours resté le même : on entre dans le système les paramètres de vol dont la vitesse, le cap ou l’altitude ; un dispositif détecte les écarts de l’avion par rapport à ces données ; des servocommandes agissent sur les gouvernes de vol pour rectifier ces écarts. Sur un avion moderne tel que les derniers Airbus, l’AFCS permet à l’avion d’atterrir et de freiner sur la piste sans que le pilote n’ait à intervenir.

Affichage de poste de pilotage

L’affichage dans le poste de pilotage des données fournies par les instruments de bord a beaucoup évolué au cours des 30 dernières années. Le pilote d’un avion de ligne des années 1970 avait sous les yeux plus d’une centaine de cadrans mélangeant chiffres, aiguilles et symboles. Bien que ce qu’on appelle le « T basique » regroupe au centre de la planche de bord les instruments les plus importants (anémomètre, horizon artificiel, altimètre, gyroscope directionnel), les capacités d’attention des pilotes étaient portées à leurs limites. La NASA a alors étudié une meilleure présentation des informations nécessaires au pilotage et à la navigation. De ces recherches est née la planche de bord tout écran. Affichant les données sur des écrans cathodiques puis à cristaux liquides, elle permet au pilote de décider de visualiser les seules informations dont il a besoin à un moment précis.

Affichage tête haute

L’affichage tête haute est souvent appelé HUD en acronyme de l’anglais « Head Up Display ». Cette technologie permet de faire apparaître les indications des instruments de bord sur le pare-brise de l’avion, en surimpression avec l’environnement extérieur. Ainsi le pilote n’a plus à baisser la tête pour surveiller ses différents cadrans. Extrêmement utile sur les avions de chasse qui en sont tous équipés depuis la fin des années 1950, le HUD reste encore peu utilisé sur les avions commerciaux. Le premier a en avoir été doté est le Mercure. Plus récemment, l’Airbus A350 et le Boeing 787 l’ont également adopté.