Imprimer Partager

Aile delta

Une aile delta est une aile de forme triangulaire. Elle doit son nom à la lettre grecque « delta » : Δ. Brevetée sous le nom d’autoplan dès 1931, elle est longtemps restée à l’état de prototype, ne faisant sa véritable apparition qu’au cours des années 1960. Ses caractéristiques de finesse et de légèreté la rendent idéale pour le vol supersonique. C’est pourquoi on la trouve sur de nombreux avions militaires dont les Mirage. Pour sa part, le Concorde était équipé de sa variante dite « aile gothique » ou « en ogive » dont le bord d’attaque est moins rectiligne que celui de l’aile delta classique.

Aile planante

Une aile planante est un parachute rectangulaire formé de plusieurs cellules ou caissons qui sont gonflés par le vent. Ses principes aérodynamiques de base sont comparables à ceux d’une aile et ses évolutions se rapprochent de celles d’un planeur. Ce type de parachute est fréquemment appelé parafoil, « foil » étant l’un des mots anglais qui signifie « aile ». Le premier parafoil a été conçu par l’Américain Domina Jalbert en 1964. Son maniement est réservé aux parachutistes expérimentés auxquels il offre davantage de précision et de maniabilité qu’un parachute classique. D’autre part, les ailes planantes sont utilisées pour faciliter l’atterrissage des navettes spatiales et des sondes interplanétaires. Le leader mondial dans ce dernier domaine est la société française Zodiac.

Aile trapézoïdale

L’aile trapézoïdale est une aile qui semble coupée à son extrémité, adoptant ainsi la forme géométrique d’un trapèze. Sa première apparition date de 1907 sur un planeur piloté par Robert Esnault-Pelterie. Elle autorise une grande finesse et permet de limiter la traînée aérodynamique liée aux tourbillons d’air qui se forment autour d’une aile classique. Si on la trouve sur des avions de chasse modernes comme le Lockheed F22 Raptor, c’est elle qu’à également choisie le constructeur Apex pour équiper ses avions de voltige, les Caps.

Aile volante

Dans une aile volante, le fuselage est incorporé dans l’épaisseur de l’aile. Ainsi l’appareil tout entier est une surface portante. Idéale d’un point de vue aérodynamique, ce concept a été testé dès 1933 sur un planeur Fauvel. D’autre part, étant donné le nombre important de passagers qu’elle permettrait d’embarquer, une aile volante de grande dimension est un concept qui intéresse l’aéronautique commerciale. Cependant les nombreux problèmes technologiques qu’elle pose, notamment en terme de poids et de stabilité, semble compromettre son proche avenir. À ce jour, la seule aile volante produite en série est le bombardier furtif américain Northrop B-2 Spirit.

Aileron

Les ailerons ou « gouvernes de gauchissement » sont les volets articulés disposés à l’extrémité de l’aile sur sa partie postérieure appelée bord de fuite. Contrôlés à partir du poste de pilotage au moyen du manche à balai, ils fonctionnent de manière dissymétrique : lorsque l’un des volets est braqué vers le haut, l’autre s’oriente vers le bas. Cette action permet une rotation de l’avion autour de son axe longitudinal, dit axe de roulis. L’avion peut alors s’incliner à droite ou à gauche et amorcer un virage. Sur certains gros porteurs Boeing ou Airbus, d’autres ailerons sont placés à l’emplanture de l’aile : leur fonction est de minimiser les efforts de torsion subie par la voilure.

Ailettes

En aéronautique, le mot « ailette » est employé pour désigner 3 choses différentes. Les ailettes verticales situées en bout d’ailes de certains avions sont les wingles qui permettent de diminuer le tourbillon de bout d’aile ou « wingtip vortex ». Les ailettes d’un réacteur sont les petites ailes du compresseur dont la fonction est de comprimer l’air avant qu’il soit brûlé dans la chambre de combustion. Enfin, les ailettes d’un missile sont les lames métalliques qui constituent son empennage et servent à le stabiliser.