Radeau de sauvetage
En cas d’amerrissage forcé, un avion doit disposer d’un radeau de sauvetage.
Le volume occupé et le poids étant toujours des éléments essentiels en aéronautique, il s’agit de modèles spécialement conçus pour être embarqués à bord d’un avion. Le leader mondial dans ce domaine est l’entreprise française Zodiac.
Sur les avions de ligne, ce sont généralement les toboggans d’évacuation qui remplissent cette fonction : on parle alors de toboggans-radeaux.
Outre un équipement de survie, les radeaux de sauvetage doivent être équipés d’une balise de repérage afin de faciliter les secours.
Radioaltimètre
Le radioaltimètre est utilisé à la place de l’altimètre classique en particulier lors des manœuvres d’approche finale et de l’atterrissage.
Dans ces phases particulières, le pilote a en effet besoin de connaître très précisément la hauteur de l’appareil par rapport à la piste de l’aéroport. Situé sous le fuselage, le radioaltimètre est un radar émettant vers le bas et indiquant la distance qui sépare l’avion du sol avec une précision d’une dizaine de centimètres. Il marque le zéro au moment précis où les roues de l’avion touchent la piste.
Radiocommunication
La radiocommunication est la possibilité de communiquer par la propagation d’ondes électromagnétiques dans l’espace, en l’absence de liaison physique entre émetteur et récepteur.
Son utilisation est indispensable en aéronautique qu’il s’agisse pour deux aéronefs de communiquer entre eux ou de maintenir le contact avec les services d’information et de contrôle aérien. Les premières expériences concluantes de communication sans fil ont été menées par Marconi en 1895 avec la transmission d’un message en morse à une distance de 2 400 mètres. Deux ans après, il parvenait à transmettre des signaux à un navire croisant à 29 km des côtes. Il faudrait cependant attendre 1917 pour que soit réalisée la première liaison entre un avion et une station au sol.
Depuis lors, les progrès n’ont jamais cessé et c’est la radiocommunication qui permet aussi bien de regarder la télévision, de téléphoner avec un portable, de guider un vaisseau spatial vers Mars ou de voyager en avion en toute sécurité.
Radiocompas
Le radiocompas ou « Automatic Direction Finder » (ADF) est un radiogoniomètre automatique.
Comme le radiogoniomètre traditionnel, c’est un instrument d’aide à la navigation qui détermine la direction d’où provient un signal radio. Mais contrairement au « gonio » qui suppose l’émission d’un signal VHF vers une station au sol, le radiocompas reçoit directement les signaux émanant des stations dites « balises non directionnelles » (NDB). Sur le cadran du radiocompas, une aiguille indique alors la direction de la station. Le code, l’emplacement et la fréquence utilisés par chaque balise étant indiqués sur les cartes aéronautiques, le pilote peut ainsi s’assurer de sa route.
Le principal avantage du radiocompas est sa longue portée. Son principal inconvénient est sa grande sensibilité aux phénomènes météorologiques.
Radiofréquence
Bien que la limite d’une onde radioélectrique soit fixée à 3 000 GHz, la réglementation actuelle de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) concerne uniquement les radiofréquences comprises 9 kHz (kilohertz) et 400 GHz (gigahertz).
Afin d’assurer la qualité et la sécurité des transmissions, chaque domaine d’application se voit attribuer une plage de fréquence précise. Ainsi, les communications ayant trait au contrôle aérien civil ont lieu en VHF (« Very High Frequency) entre 108,000 MHz à 143,9875 MHz. Une partie de la bande UHF est réservée à l’Armée de l’Air. C’est aussi l’UHF qu’utilisent le système de radionavigation DME (« Distance Measuring Equipment ») et la composante verticale du « système d’atterrissage aux instruments » ou ILS pour « Instrument Landing System ».
Radiogoniomètre
Le radiogoniomètre est un instrument d’aide à la navigation.
Sa fonction est de mesurer l’angle d’arrivée d’un signal radio. Appelé « gonio » ou « VDF » (VHF Directional Finding), il permet à un pilote de définir facilement la position de son appareil. Pour cela, il émet à partir de son émetteur VHF un signal à l’intention d’une station située au sol. Celle-ci relève la direction de cette émission et la communique au pilote qui peut alors déterminer sa position, soit pour s’orienter vers la station en question, soit pour s’assurer de sa route.
L’utilisation du goniomètre tend aujourd’hui à être supplantée par celle d’autres systèmes de positionnement tel le GPS.
