Aérodrome de dégagement
Le terme « aérodrome de dégagement » désigne un terrain d’aviation sur lequel un avion peut atterrir si l’aérodrome de destination n’est pas utilisable, en particulier en raison de mauvaises conditions météorologiques.
Le nom de cet aérodrome doit figurer sur le plan de vol que le pilote remet aux services du contrôle aérien avant son décollage. Il doit être également prévu un « aérodrome de dégagement au décollage » qui sera utilisé si l’avion connaît des problèmes au début de son vol et qu’il ne peut regagner son aérodrome de départ.
Ces aérodromes de dégagement doivent évidemment être compatibles en terme de sécurité avec le type d’avion concerné.
Aérodynamique
D’une manière générale, l’aérodynamique est la science qui s’intéresse aux phénomènes accompagnant tout mouvement relatif entre un corps et l’air qui l’entoure.
A ce titre, elle est aussi bien sollicitée pour analyser le comportement d’un bâtiment vis-à-vis du vent que pour étudier les forces s’exerçant sur un avion en vol.
L’aérodynamique théorique définit par des calculs complexes les différentes contraintes auxquelles seront soumis par exemple les ailes ou le fuselage d’un aéronef. L’aérodynamique expérimentale permet d’observer dans des souffleries les interactions réelles entre l’air et le matériel.
Les progrès de l’aérodynamique comptent pour une part essentielle dans l’histoire de l’aviation. Accompagnés bien sûr des évolutions en terme de propulsion, de matériaux de construction et d’électronique, ce sont eux qui ont permis de passer en à peine un siècle des prototypes de Clément Ader ou des frères Wright à des avions tels que le Concorde ou l’Airbus A380.
Aérodynamisme
L’aérodynamisme définit le caractère aérodynamique d’un véhicule.
Dans le cas d’un avion, travailler à un meilleur aérodynamisme revient à mettre au point les formes qui permettront d’obtenir le compromis idéal entre la portance qui favorise le vol et la traînée qui s’y oppose, celle-ci étant constituée par les multiples frottements de l’air sur la surface de l’appareil.
Si les ailes sont les premières concernées par l’aérodynamisme, les autres parties de l’appareil le sont également : fuselage, empennage, réacteurs, trains d’atterrissage…
D’une manière générale, un bon aérodynamisme améliore les performances de l’avion et réduit en particulier sa consommation en carburant.
Aérodyne
Aérodyne est le mot savant employé pour désigner les aéronefs « plus lourds que l’air ». Ce terme s’oppose à « aérostat », utilisé à propos des engins « plus légers que l’air ».
Un aérodyne est précisément un appareil volant dont la sustentation est assurée par une force aérodynamique, la portance.
Celle-ci peut être obtenue au moyen d’une voilure fixe. On distingue alors deux catégories d’appareils. D’une part les engins mus par une hélice ou un réacteur tels que les avions ou les ULM ; d’autre part ceux qui n’utilisent que leur propre énergie comme les planeurs, les parapentes ou les deltaplanes.
La portance peut être également obtenue par le mouvement de la voilure. Ces appareils sont dits « à voilure tournante » et parfois appelés les girodynes. C’est dans cette catégorie que se rangent les hélicoptères et les autogires.
Aérofrein
« Aérofrein » est la contraction de « frein aérodynamique ». Il s’agit en effet d’un dispositif qui permet la décélération de l’avion par l’utilisation d’un moyen aérodynamique.
A l’exception notable du Jodel DR-1050 ou du Mooney Bravo, peu d’avions légers en sont équipés.
Sur les avions de ligne, les aérofreins se présentent sous la forme de volets logés dans les ailes de l’appareil. Lorsqu’ils sont sortis perpendiculairement à l’orientation de la trajectoire, ces volets créent des turbulences qui augmentent la traînée aérodynamique de l’avion et provoquent ainsi son ralentissement.
La plupart des avions de chasse possèdent également des aérofreins encastrés directement dans le fuselage.
Aérogare de fret
Une aérogare de fret est une aérogare spécialement équipée pour l’envoi et la réception de marchandises.
Elle est généralement constituée de quatre parties : les bureaux des transporteurs et l’administration douanière ; la zone de réception des camions ; les magasins où sont stockées les marchandises sous douane ; la zone consacrée au chargement et au déchargement des avions. En France, les plus grandes aérogares de fret sont celles de Paris-Orly et de Paris-Roissy-Charles de Gaulle. Cependant, afin de désengorger le trafic des aéroports parisiens, les aéroports de Vatry et de Châteauroux se sont spécialisés dans le fret aérien.
